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Le rôle du collagène dans notre corps

Le collagène est pour les tissus du corps humain ce que les tiges d’acier sont pour le béton armé. Lorsque les tiges d’acier de l’armature sont faibles, toute la structure devient fragile.

Plus d’une vingtaine de types de collagène se retrouvent dans les tissus de l’organisme. Selon les différents types de collagène contenus dans notre corps, nous y retrouvons une variation dans les séquences d’acides aminés.
Examinons ensemble les collagènes de types I à V qui représentent 99 % de tout le collagène retrouvé dans l’organisme .

Ils sont présents dans le corps de différentes façons :

Type I Os, tendons, ligaments, peau et plusieurs organes internes ;

Type II Cartilages et structure des yeux ;

Type III Muscle squelettique et paroi des vaisseaux sanguins ;

Type IV La plupart des organes internes ;

Type V La plupart des tissus conjonctifs (de soutien) ; il est souvent associé au Type I.

Le collagène est fabriqué par plusieurs types de cellules spécialisées, notamment par des cellules appelées fibroblastes, et est assemblé dans les tissus conjonctifs.
Le rôle biologique du collagène possède une double fonction. D’une part, avec l’élastine et les glycoprotéines, il est responsable de la cohésion des tissus et des organes.
D’autre part, le collagène confère des propriétés d’hydratation, de résistance et de souplesse à ces mêmes tissus et organes.

Les tissus conjonctifs, quant à eux, forment une trame riche en collagène se retrouvant dans pratiquement toutes les parties de notre corps. Ils servent principalement de soutien, de remplissage, d’attache, d’isolant ou de protection. Sans cette matrice de tissus conjonctifs, riches en collagène et qui agit comme « une sorte de colle qui tient notre corps ensemble », nous ne serions qu’un amas de tissus difforme.

Comme nous l’avons mentionné précédemment, le vieillissement et notre mode de vie nuisent directement à de nombreux processus métaboliques. Ceci inclut la capacité de notre corps à synthétiser de nouvelles protéines, notamment le collagène. Selon le Centre de Nutrition et des Sciences de l’Alimentation de l’Université McGill, l’organisme doit absolument compenser par l’alimentation les acides aminés essentiels lorsqu’il est incapable de synthétiser de nouvelles protéines. Il est mentionné également que lorsque notre organisme est en état de stress, dû à des blessures ou à des problèmes dégénératifs reliés au vieillissement, ses besoins en acides aminés sont encore plus grands que d’habitude.

Lors du processus normal de vieillissement, on observe une diminution de la synthèse des protéines de collagène. Ces effets commencent à se faire ressentir très jeunes. Selon les informations scientifiques disponibles, cette diminution débute vers l’âge de trente ans à raison de 1 % en moyenne par an. Ce phénomène s’accentue à partir de la cinquantaine. Ceci peut engendrer, dans tous nos tissus et organes, une perte de résistance et de cohésion à laquelle s’associe une réduction des fonctions. Ceci génère, à court ou moyen terme, une cascade de réactions qui, pour la plupart d’entre nous, apparaissent de différentes façons :

  • apparition de rides et de ridules ;
  • manque de tonus ;
  • raideurs articulaires et musculaires ;
  • courbatures ;
  • guérison des blessures plus lente ;
  • fatigue plus fréquente.

Le plus ironique, c’est que, au début de la trentaine, une grande majorité d’entre nous porte peu d’attention à la plupart de ces maux, étant donné que nous n’avons aucun problème de santé majeur ou ne ressentons aucune douleur importante. Pourtant, ces problèmes ne représentent que la pointe de l’iceberg en ce qui concerne la diminution du collagène dans notre corps. Ils annoncent, avec le vieillissement, des effets directs sur notre santé et notre qualité de vie.

Alors, que se passe-t-il quand la situation devient problématique ?
Pour le découvrir, analysons ensemble de quelle façon les acides aminés, contenus dans le collagène, peuvent offrir un appui nutritionnel efficace concernant les principaux tissus de l’organisme.